HISTOIRE CONTEMPORAINE DU MALI: DE MODIBO KEITA A NOS JOURS.
- Mahamadou SAMASSA
- août 09, 2014
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Modibo Keita, Son enfance et ses études.
Modibo Keïta, fils de Daba Keita et Hatouma Camara, est né le 4 juin 1915 à Bamako-Coura, un quartier de Bamako qui était alors la capitale du Soudan français. Sa famille malinké et musulmane pratiquante le met dans une école coranique ( comme ce fut le cas de beaucoup de nos cadres musulmans) jusqu'en Septembre 1924 où Il fréquentera une école française. Après 6 ans d'études Il obtient son CEP et entre à l'Ecole Primaire Supérieure du Soudan qui devient plutard, en 1931, l'Ecole Terrasson de Fougères et enfin Lycée Askia Mohamed en 1962. A t-il sauté les classes de 7, 8 et 9 années? pas du tout; à l'époque ces cycles n'existaient pas.
En 1933 Modibo Kéita est reçu major au concours Fédéral d’entrée à l’école Normale William Ponty de Gorée et y entre en 1934. A titre d'infos cette école recevait les élèves de la sous-region à savoir le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée, le Soudan (actuel Mali), la Haute Volta (Burkina Faso), le Niger, la Côte d’Ivoire, le Dahomey (Bénin) et le Togo et où ils recevaient la formation d'instituteurs.Dans cette école Ses professeurs le signalèrent déjà comme un bon élément mais comme un agitateur anti-français, à surveiller.
1936 Modibo Kéita sort encore major de sa promotion avec le diplôme d’Instituteur etdevient instituteur. Il commence à enseigner en brousse à Sikasso, Tombouctou et à Bamako.
Vos contributions sont les bienvenues!!!
Sources: résumé à partir de Wikipédia, AfricaExpress, et autres.
A la prochaine!!!
Samory Touré
- Niandou TOURE
- janvier 31, 2014
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Samoury Touré
Samory Touré
[1830-1900] La stratégie militaire au service de la résistance à la pénétration française
Dans cette suite de l’exploration du passé de notre pays, nous nous intéressons à la vie de Samory Touré à travers ses conquêtes et son apport en matière d’administration militaire et territoriale. Ce génie tactique vénéré par les Guinéens et les Maliens - mais qui fait partie du patrimoine historique de toute l'Afrique - a participé au renouveau de la stratégie militaire dans sa longue résistance à la pénétration française sur les territoires de ce qui allait devenir le Soudan français et la Guinée. En effet, Samory aura été l'un des derniers remparts à l’entrée du colonisateur, et sa capture en 1898, puis sa mort 2 ans plus tard, ont consacré l’occupation totale des territoires du Mandé. De le présent billet, nous faisons le parti pris délibéré d'évoquer Samory sous l'angle de la résistance. Il est cependant nécessaire d'apporter une importante nuance en rappelant que, à l'instar des autres résistants dont El Hadj Omar Tall, les chefs de guerre ont d'abord été des conquérants sur les territoires africains. Et que de ce fait, ils sont autant loués que haïs, d'une contrée à l'autre.
L'ascension d'un chef de guerre "keletigui massa"
C’est vers 1830 que naît Samory à Miniambalandougou, près de Kankan (actuelle Guinée) d’un père colporteur Dioula et d’une mère malinké animiste. A 18 ans, c’est dans le commerce ambulant de marchandises qu’il se distingue. Pour libérer sa mère Masorona Kamara, capturée par Séré-Burlay vers 1850 et mise en captivité, il s’engage au service des Cissé, le clan de Burlay. C’est alors que Samory entre en contact avec l’Islam. Une religion dont il sera un fervent pratiquant, au point qu'on l'appellera l'Almamy, l'Imam en Dioula. Le futur stratège militaire y apprend également le maniement des armes. La tradition voudrait qu’il fût resté 7 années, 7 mois, et 7 jours avant de s’enfouir avec sa mère.
Sa vocation de militaire désormais connue et préférée à sa vocation familiale de commerçant, Samory expérimente ses qualités de combattant dans la forte armée des Bérété, une faction rivale de celle des Cissé. Mais l’ambition le dévorant, il s’empressa de quitter les Bérété après deux ans. Cette fois-ci, c’est vers les siens, les Kamara, qu’il se tourne, un peuple impuissant face aux clans des Cissé et des Bérété. En leur promettant de les défendre contre toute agression, il prête serment officiellement à Dyala en 1861, liant par là même le sort de son clan au sien. Il est alors reconnu ‘Kélétigui’ (chef de guerre), premier échelon de sa fulgurante ascension vers les sommets militaires puis politiques.
On doit au fondateur de l’empire du Wassoulou la professionnalisation de l’armée. Ainsi, la fondation de cet empire passera par l'institution d'une armée de métier, dont les postes de commandement sont confiés à ses proches : frères et amis d’enfance. S’en suivront alors des conquêtes sanguinaires. La gestion politique de ces nouveaux territoires se faisait de façon centralisée, et, grâce à une gestion ferme, le grand territoire conquis par Samory tenait.
Contexte économique et politique
La deuxième moitié du XIXe siècle est particulièrement marquée par des tensions politiques du fait des guerres de conquête internes, et surtout de la pénétration française qui a commencé au début du siècle. Du point de vue commercial, le marché traditionnel (échange d’or, d’esclaves, de noix de kola tirés des pays forestiers, contre des armes et des tissus des pays méditerranéens et sahéliens, le sel saharien et le bétail) se densifie avec l'introduction de nouvelles armes à feu.
Conquêtes
Samory tentera de mettre à profit cette situation commerciale. Là où certains voient l'opportunité d'enrichissement, d'autres - comme l'Almamy - préfèrent accéder aux outils de la guerre. Il en profite alors pour renforcer son arsenal au nom de la conquête et de la sécurité des territoires déjà acquis. La distribution des prises de guerre et des profits commerciaux sera l’arme de l’Almamy, qui réussit à réunir autour de lui un maximum de dépendants qui lui seront très vite dévoués. En redoutable chef de guerre, la première habileté tactique de Samory a consisté en l’alternance de la guerre et de la diplomatie : il menace, s’allie à ses voisins, signe des pactes de paix, puis les trompe tous, tour à tour. C’est par cette ruse qu’il a réussi à dominer les Bérété, les Cissé, les Kaba de Kankan et bien d'autres clans. Comme beaucoup de chefs de guerre avant lui, il s'est organisé pour faire une guerre à la fois. Hitler fera de même avec la Russie de Staline: d'abord le pacte, le temps d'avancer à l'Ouest, puis violation des accords, à la conquête de l'Est.
Samory met en pratique un des enseignements connus de la longue histoire des conquêtes et de la théorie politique (Macchiavel), en matière de gouvernance des territoires conquis dans la guerre. En effet, Samory respectait l’organisation politique des peuples qu'il conquérait et les maintenait intactes leurs structures traditionnelles. On peut voir là un similitude avec les pratiques de l’empire romain, qui, lui aussi, en dépit de la centralité de Rome, avait en son sein des pratiques religieuses et culturelles très diversifiées dans ses différents points cardinaux. Son projet religieux imposait toutefois l’islamisation des populations vaincues. En termes de gestion politique, l’empire du commandeur des croyants, est très centralisé. Il est dirigé depuis la capitale, Bissandougou, via une administration forte et efficace. L’armée de Samory fabriquait elle-même ses armes par imitation des fusils de traite, mais était également ravitaillée en armes modernes par la côte.
Stratégies de la résistance de Samory
Alors que son empire encore en construction, Samory va "croiser le feu" face aux troupes françaises et se trouvera en guerre contre des hommes dotés de moyens militaires sophistiqués. Dans sa résistance contre l’armée coloniale française, l’Almamy mènera une guerre intelligente qui durera une décennie.
La technique de guerre de Samory consiste en une politique de la terre brûlée, qui consiste à détruire les campements et villes que quittent ses hommes, afin que l’adversaire ne puisse pas profiter des installations, tout en lui barrant la route. C’est ainsi qu’il parvint à organiser sa résistance dans la discontinuité des petites batailles. Conscient des limites de ses forces, il sut faire dure la résistance qui aurait été bien plus courte si la guerre n'avait pas été "nomade". Parallèlement à cette guerre, il mena quelques dernières conquêtes sur sa route.
Comme tous les autres résistants, Samory allait finir par capituler devant l'armée française. Une traque est lancée contre lui, après le massacre d’une colonne française commandée par le capitaine Menard. C'est ainsi que le capitaine Gouraud parvint à le capturer le 29 septembre 1898. Samory est ensuite déporté au Gabon. C’est là qu’il mourut en captivité le 2 juin 1900, des suites d'une pneumonie.
Mémoire
Nous avons choisi de vous narrer la trajectoire d'un résistant. Mais Samory Touré était un homme complexe. Là où d'aucuns parlent d'un résistant, beaucoup de peuples se remémorent les conquêtes sanguinaires, l'imposition de l'Islam par la guerre, ou encore l’exécution de son fils Dyaulé Karamogho que l’Almamy soupçonnait d’être du côté des Français dont il a visité le pays.
Il en va de Samory comme des autres grandes figures de l'Histoire. Il est impératif de saisir leur complexité, et de les connaître "entièrement". C'est seulement une fois cet exercice effectué que nous saurons quoi retenir de leur histoire, car cette dernière seule peut nous éclairer sur ce qui vient, sur notre avenir.
Références :
www.wikipedia.frPublié dans Fereba 5 (mars 2010) par
Niandou TOURE
Dans les secrets de la téléphonie mobile
- Doumma Maiga
- juillet 15, 2014
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Comment un téléphone portable téléphone-t-il ? par universcience-lemondeVotre téléphone portable sonne ou vibre. Vous décrochez et pouvez discuter avec votre interlocuteur. C'est magique… Pourtant, qui sait comment fonctionne le système, comment sont installées les antennes-relais, comment les téléphones signalent leur présence, etc. ? Petite plongée dans les secrets de la téléphonie mobile grâce à cette vidéo didactique d'Universcience.tv.
(Production : Universcience.tv, Unisciel, université Lille-1.)
Le Monde.fr
[Interview :D ] de Mamadou Moussa Keita, vice-président de la CPD
- Amadou Yoro THIAM
- avril 30, 2016
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Suite au report du Minicode 2016 et surtout du renouvellement du bureau de la CPD, nous avons posé quelques questions au vice-président de la CPD Mamadou Moussa Keita.(Cheick Kanté finalement tu assistais bien à une interview :D)Cette décision de l'actuel bureau est soutenue par le fait que la mise en place d'un nouveau bureau et sa reconnaisance prendront beaucoup de temps.Bon koumayé Nidola yé, allons-y maintenant---iComporter: Nous avons suivi vos dernières interventions.Mais est-ce que vous ne pourriez pas mettre en place le nouveau bureau tout en maintenant certains aspects de l'actuel (détenteur du compte, représentant légal de l'association) ? Juste le temps que le nouveau soit reconnu. Genre l'ancien bureau assistera le nouveau, ce sera une sorte de transition.Nous aimons bien l'ambiance des campagnes.Du coup ce sera cool s'il y a des élections en juin.Mamadou Moussa Keita: Vous aurez toujours cette ambiance, nous allons lancer les campagnes prochainement. Mais on craint que si on élit tout de suite un bureau, l'actuel bureau pourra se soustraire, se déresponsabiliser des activités même s'il pourra de temps en temps assister ou répondre à certaines questions du nouveau bureau. Ce faisant, le nouveau bureau pourra avoir des problèmes pour organiser le MinicodeiComporter: Mais alors doit-on comprendre que si vous, vous n'êtes pas dans le bureau, vous n'allez pas vous impliquer sérieusement pour la réussite des activités ?Mamadou Moussa Keita: Si on s'implique comme beaucoup le font actuellement d'ailleurs mais consciencieusement on ne se sent pas obligés comme ceux qui se sentent dans le bureau. Et la quantité d'effort va changer et c'est d'ailleurs parce qu'on n'a pas le temps ou l'envie qu'on décide de ne pas faire partie d'un bureau et dans ce cas comment tu vas attendre de ces gens de fournir autant d'efforts que ceux qui se trouvent dans le bureau. Je parle de généralité à nuancer donc.iComporter: Ok je vois un peu le genre ...J'en profite pour te lancer une autre question :DQu'avez-vous fait pour motiver plus de gens autour de CPD ? Pour qu'ils s'impliquent d'avantage, qu'ils soient ou non dans le bureau.Mamadou Moussa Keita: Dendrite au niveau local, organisation des activités au niveau local et global pour assurer et renforcer la cohésion entre membres,... Beaucoup de choses ont été faites mais on ne peut pas non plus courir derrière les gens pour qu'ils s'intéressent à la CPD. Après il faut comprendre que le silence de certains ne veut pas dire qu'ils ne sont pas intéressés, on peut prendre que les uns et autres soient très occupés ou fatigués... et oui fatigués car la CPD n'est pas née aujourd'hui beaucoup de choses ont été faites même si on peut encore faire mieux. Now, il faut que les nouveaux s'impliquent encore plus en redorant l'image de la CPD et la cohésion entre membres au niveau local, chose qui semble manquer à ces derniers temps.iComporter: D'accord, Merci pour ces réponses :-)
Mali: le projet de rétablissement du service national bien accueilli
- Doumma Maiga
- juin 06, 2014
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Le gouvernement malien annonce vouloir rétablir le service national des jeunes. Il n’existait plus depuis la chute du régime militaire de Moussa Traoré, en 1991, il y a plus de vingt ans. « Il apparaît nécessaire de le rétablir », disent donc aujourd’hui les autorités maliennes. Une annonce plutôt bien accueillie par les jeunes de Bamako.
Le service national des jeunes sera relancé sur la base du volontariat pour les garçons et pour les filles de 18 à 35 ans qui souhaiteront s’inscrire. Durée totale, deux ans, dont six mois de formation purement militaire.
Pour Mamourou Mané Sidibé, 25 ans, et Adama Togola, 22 ans, cette initiative arrive au bon moment : « Vu le contexte actuel malien avec les problèmes du Nord, et puis les dysfonctionnements au sein de l'armée même, ce serait une bonne chose pour la jeunesse qu'elle puisse mieux contribuer au développement de l'Etat et aussi à la restructuration de l'armée. Si on nous donne un peu plus d'information, moi-même je serais partant », affirme le premier. « Pour moi, c'est intéressant de mobiliser et former les jeunes pour reconstruire leur pays. Si ça recommence, je serais prêt à m'inscrire », abonde le second.
Au-delà de l’aspect militaire, une formation professionnelle sera dispensée. Les notions de citoyenneté, de civisme et de patriotisme sont également au programme. Et c’est précisément ce qui intéresse Mohamed Touré, 21 ans :
« Depuis quelques années, remarque-t-il, on assiste à une baisse de l'esprit patriotique dans notre pays, parce qu'ici, beaucoup de gens pensent à eux-mêmes avant de penser au pays. Beaucoup disent : l'Etat doit faire ci, l'Etat doit faire ça. Mais il faut savoir aussi qu'on a des devoirs envers l'Etat. C'est ce que beaucoup de Maliens ont tendance à oublier ».
Le service national des jeunes sera mis en place de façon progressive. La première phase devrait débuter courant 2015.
par RFI : www.rfi.fr/afrique/20140606-mali-le-projet-retablissement-service-national-bien-accueilli




