Où apprendre le code en ligne ?
- Doumma Maiga
- août 27, 2014
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Moocs, sites, serious game, logiciels… Apprendre le code en ligne est un jeu d'enfant. Ou presque. Pour ce quatrième volet bis de notre série d'été, passage en revue des cours et autres solutions qui fleurissent sur le Net.
Le 07/08/2014 à 11h15 Jean-Baptiste Roch ( source: Telerama.fr )
« Apprendre le code, c'est voir le monde autrement », écrit l'essayiste américain, Douglas Rushkoff, féru d'idéologie cyberpunk et de liberté sur Internet, dans son essai intitulé Les Dix Commandements d’Internet : programmer, ou être programmé. Si l'on souscrit à cette vision, ou si l'on nourrit simplement une curiosité un brin motivée pour l'informatique, il existe aujourd'hui de nombreuses solutions pour se familiariser seul, en ligne, à la programmation et aux langages informatiques les plus usités. En complément de notre article sur l'apprentissage du code et les questions qui surgissent suite à l'annonce du ministre de l'Education Benoît Hamon, de l'instauration de l'enseignement du code à l'école primaire dès la rentrée, petit tour d'horizon des solutions en ligne.
Aux Etats-Unis
Si vous maîtrisez l'anglais, il est possible d'avoir accès à de nombreux sites américains qui permettent d'apprendre le code en ligne.
Les sites d'apprentissage
L'un des sites les plus connus et fréquentés, la Khan academy, propose ainsi gratuitement des milliers de cours de sciences en vidéo (mathématiques, physique, biologie…) mais aussi de « computer science », c'est-à-dire de « science informatique ». Bien que le terme cristallise en France beaucoup d'oppositions, même – et surtout – chez les partisans d'un enseignement du code aux enfants prônant de nouvelles méthodes pédagogiques, collaboratives et participatives, il est la norme aux Etats-Unis. Sur Khan Academy, mais aussiLynda.com ou via Udemy (en payant pour ce dernier), on apprend par des tutoriels vidéo offrant des clés de compréhension pour se lancer soi-même dans le JavaScript ou le Python notamment. D'autres sites, comme Code.org,Codeacademy ou Codeavengers ont opté pour une méthode différente, basée sur la résolution d'exercices à la difficulté croissante. Cette méthode, dite « évaluative », permet de s'aguerrir en pratiquant directement la programmation avec des exercices pour débutants. Dès lors que ces exercices se corsent, ils deviennent payants, puisque rédigés par des professionnels. Code.org renvoie aussi vers des applications sur tablettes comme LightBot ou des logiciels en ligne comme Scratch, dont la vocation est d'éveiller les enfants de plus de 4 ans aux logiques de programmation en créant des jeux vidéo.
Les cours en ligne : les Moocs
Les Moocs, pour Massive Online Open Courses, comme sur Udacity, ont un fonctionnement similaire : gratuits pendant une période d'essai, ils deviennent ensuite payants via des forfaits au mois. Même si leur accès est parfois limité dans le temps, les aspects pédagogiques y sont très travaillés, avec des séries d'objectifs clairement définis, des conseils sur les rythmes de travail… Pas vraiment de différence avec les sites d’apprentissage en ligne, finalement.
En France
Si le choix n'est pas aussi large qu'aux Etats-Unis, la France commence à disposer d'outils en ligne de qualité pour se familiariser à la programmation informatique.
Les sites d'apprentissage en ligne Le site n'est pour l'instant qu'en version bêta, mais le célèbre Khan Academy est déjà accessible en ligne en français – les cours en version anglaise sont traduits. Il est administré par une ONG, Bibliothèques Sans frontières, la fondation Orange et des bénévoles. Le site offre gratuitement tout un tas de cours de mathématiques et assez peu d'informatique pure pour le moment, mais le lancement officiel du site, prévu pour le 26 août, devrait y remédier. Plus aboutis et plus fournis, Openclassrooms et Codeacademy proposent nombre de cours en accès gratuit mêlant tutoriels vidéo et exercices d’évaluation tout en fixant des échéances dans le rythme de travail. HTML, CSS, JavaScript, C++, Ruby, Python sont disponibles à l'apprentissage avec l’idée, à chaque fois, de créer un jeu, une application, un logiciel. Sur Openclassrooms, les cours sont d'abord rédigés par les utilisateurs puis validés par le site.
Les serious games ou les jeux vidéos « sérieux » .
Une autre méthode d’apprentissage de la programmation consiste à le faire dans le cadre d’un jeu vidéo : coder, pour résoudre une énigme, obtenir des options supplémentaires, débloquer un niveau… C’est le cas de CodeCombat, un jeu français qui initie au JavaScript ou au Python en invitant le joueur à agir sur le code pour faire bouger des personnages, débloquer des situations ou jeter des sorts. Les jeux sont un média éducatif en plein essor : une entreprise française,Tralalère, a développé un jeu pédagogique intitulé Gleamcode, qui sera proposé aux associations, aux entreprises, voire même à l’Education nationale, pour apprendre le code aux enfants via un univers ludique. Intel est aussi sur le point de dévoiler un kit éducatif gratuit appelé Intel® Coding for Kids pour enseigner la programmation aux enfants dans différents pays du monde sans qu'ils aient besoin de connaissances au préalable. L’initiative répond au programme YouthMobile lancé par l’UNESCO.
Les logiciels en ligne
Ils sont rares, mais Scratch, créé par des experts en linguistiques du prestigieux MIT – et non des informaticiens – pour les enfants, et traduit en français, est ce qui se fait de mieux en la matière aujourd’hui. Il permet une première approche simplissime et ultra ergonomique du code via la manipulation de blocs assignant des actions à des personnages : avancer de 10 ou 20 pas, tourner à droite, rebondir sur le coté de l’écran etc… Ce qu’arrivent à faire certains bambins est absolument saisissant. Les adultes devraient aussi y jeter un œil, tant l’ergonomie est grisante et le résultat rapidement satisfaisant. Gratuit, en ligne, et Open Source, c’est-à-dire librement modifiable et consultable : difficile de faire mieux.
HISTOIRE CONTEMPORAINE DU MALI: DE MODIBO KEITA A NOS JOURS.
- Mahamadou SAMASSA
- août 09, 2014
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Modibo Keita, Son enfance et ses études.
Modibo Keïta, fils de Daba Keita et Hatouma Camara, est né le 4 juin 1915 à Bamako-Coura, un quartier de Bamako qui était alors la capitale du Soudan français. Sa famille malinké et musulmane pratiquante le met dans une école coranique ( comme ce fut le cas de beaucoup de nos cadres musulmans) jusqu'en Septembre 1924 où Il fréquentera une école française. Après 6 ans d'études Il obtient son CEP et entre à l'Ecole Primaire Supérieure du Soudan qui devient plutard, en 1931, l'Ecole Terrasson de Fougères et enfin Lycée Askia Mohamed en 1962. A t-il sauté les classes de 7, 8 et 9 années? pas du tout; à l'époque ces cycles n'existaient pas.
En 1933 Modibo Kéita est reçu major au concours Fédéral d’entrée à l’école Normale William Ponty de Gorée et y entre en 1934. A titre d'infos cette école recevait les élèves de la sous-region à savoir le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée, le Soudan (actuel Mali), la Haute Volta (Burkina Faso), le Niger, la Côte d’Ivoire, le Dahomey (Bénin) et le Togo et où ils recevaient la formation d'instituteurs.Dans cette école Ses professeurs le signalèrent déjà comme un bon élément mais comme un agitateur anti-français, à surveiller.
1936 Modibo Kéita sort encore major de sa promotion avec le diplôme d’Instituteur etdevient instituteur. Il commence à enseigner en brousse à Sikasso, Tombouctou et à Bamako.
Vos contributions sont les bienvenues!!!
Sources: résumé à partir de Wikipédia, AfricaExpress, et autres.
A la prochaine!!!
Une question de patriotisme
- Daouda A.K. Traore
- août 17, 2017
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Escrocs et bras gros
- FEREBA CPD
- janvier 30, 2014
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Les amis sont au grin: Kany est avec son petit panier d’arachide, Alpha : fait le thé, et Aziz: pousse de légers sourires pendants qu’il consulte des messages sur son téléphone portable.
-Kany : Tu veux bien m’aider à faire un petit calcul…mentalement, vite fait ?
-Alpha : Vas-y.
-Kany : Je parlais à…
Aziz est toujours concentré sur son téléphone. Voyant Alpha, un peu chiffonné,
Kany tente sa chance quand même.-Kany : D’accord. Mamou Kanté me devait 10.000 francs pour mes encens. Et vendredi dernier, c’était le dernier délai ; à partir de là, chaque jour lui coûte un supplément de 50 francs.
-Alpha : C’est facile ça.
-Kany : Ce n’est pas fini. Bintou Coulibaly me doit 20.000, et pour les 20.000 le taux d’intérêt est de 100 francs, Djénéba Sinta, 40.000 – taux de 200 – Moïse, 5.000 francs – taux à 25 –.
Aziz se met à calculer sur son téléphone.
-Alpha : 1.500 francs de taux d’intérêt on te doit aujourd’hui. En supposant qu’ils te remboursent tous avec le principal, tu auras 76.500 francs. Mais s’ils trainent jusqu’à samedi, ce qui je suppose t’arrange car tu as un mariage dimanche, alors tu auras 3.000 francs d’intérêt. Ça fait un petit retour en taxi. Si tu te fais déposer, ça pourrait payer un petit « dibisogo ».
Aziz et Kany sont tous les deux estomaqués.
-Kany : Tu as une nouvelle potion ? (Alpha acquiesce avec un large sourire). Mais qu’est-ce que tu as avec ce fichu téléphone (elle arrache à Aziz son téléphone et lit le message). « Tu m manke bcp, G a-T 2 t voir mon chou…sexy ». Sexy ? C’est quoi ce…C’est ta secrétaire qui t’envoie ces messages cochons ? C’est comme ça qu’elle compte monter en grade ?
-Aziz : Un, ce n’est pas une secrétaire, c’est un « agent d’accueil ». Et deux, il n’y a rien de cochon…
-Kany : « Tè bra gro et fore me manke ». Bras gros et forts ? Tu as raison, ce n’est pas cochon. C’est juste…loin de la vérité !
Kany et Alpha éclatent de rire.
Un cycliste freine net devant eux.
Il enlève son casque : c’est Moïse.-Aziz : Moïse, le Tour de France, c’est en Juillet. Et les Jeux Olympiques, dans trois ans. Et le Tour du Mali, on attend toujours qu’on l’invente, celui-là.
-Moïse : Einstein, nous ne sommes pas tous comme toi. Certains prennent plaisir à prendre soin de leur santé, à exercer une activité physique pour entretenir leur système cardiovasculaire…
-Kany : Elle s’appelle comment ?
-Moïse : Quoi ? Vous ne croyez donc pas que… (Il voit qu’on a décelé l’imposture derrière son discours) … : Walett.
-Alpha : C’est pour cela que tu es partout à vélo. Tu es parti vers l’aéroport hier, n’est-ce pas ?
-Aziz : Et j’ai cru te voir avant-hier sur le pont.
-Kany : Et moi j’aimerai connaître le rapport avec cette Walett.
-Moïse : C’est une mordue de sport. Elle est passée à mon garage une fois pour que je la dépanne.
-Kany : Quoi ? A ce point ? Elle va chercher des hommes dans la rue ?
-Moïse : Non ! Un pneu de son vélo était crevé ! Je l’ai dépanné et depuis elle passe souvent pour un contrôle, pour discuter ou pour boire un peu d’eau (il s’arrête).
-Kany : Et ?
-Moïse : Elle m’a montré les joies du sport et j’ai réalisé que…
-Aziz : Il n’arrive pas à conclure, alors il fait recourt à l’ « Immersion ». Il entre dans son monde à elle, s’adapte à son environnement, s’ajuste à son mode de vie. C’est une technique de prédateur…
-Alpha : On le sait déjà, Aziz, tu es bon avec la théorie (« Tais-toi ! » en langage codé) !
-Kany : Vraiment, elle te résiste à ce point ?
-Moïse : Ouais. Si seulement, je parlais Tamachek pour pouvoir l’impressionner !
-Kany : Elle est Tamachek ?
-Moïse : Oui.
-Kany : Et elle adore rouler à vélo ?
-Moïse : Oui.
-Kany : Waouw, l’ordre de l’univers se bouleverse, on dirait. Lui (Alpha), il sait faire des maths. Certaines disent que lui (Aziz), il est « sexy ». Et apparemment les Tamachek font du vélo dans le désert !
-Aziz : Et il ne manque plus qu’une chose : que toi, tu trouves un mari !
à suivre ...
Publier dans Fereba 5 (mars 2010) par Fousseynou BAH.
Campus universitaire de Bamako : le sexe à vil prix!
- Cheick Mahady SISSOKO
- juin 06, 2014
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Le campus qui est construit pour offrir aux étudiants un cadre d’hébergement est devenu un lieu d’entassement pour eux. A coté du mal vivre, la prostitution des étudiantes au campus est en train de prendre des proportions démesurées et alarmantes. Par la force du laisser-aller, la plupart d’entre-elles ont le quotidien partagé entre les études, la journée et la prostitution, la nuit.
La vie nocturne des étudiants au sein de certains campus est un vrai bordel. Au sein des campus universitaires du Mali les étudiantes sortent et entrent comme elles le veulent et n’ont pas de compte à rendre à qui se soit. Du coup, elles confondent la liberté et le libertinage. Certaines vont jusqu’à transformer leur chambre en maison close en y recevant leurs petits amis (ou clients) avec la complicité de leurs colocataires. Certaines filles au campus sont des étudiantes le jour et filles de joie la nuit par obligation ou par plaisir.
Si certaines, notamment des étrangères se prostituent faute d’argent pour subvenir à leurs besoins. D’autres le font par pur plaisir, en raison de non surveillance. En effet, le sujet n’étonne plus. Et donne lieu à plusieurs interprétations.
Selon Aïchata Sidibé de la FLSL, 3ème année Anglais bilingue, ces filles qui résident au campus souffrent beaucoup. « Certaines d’entre elles viennent des régions très éloignées. Et ont des conditions de vie très difficiles. Donc, arrivées au campus avec le retard de remise des trousseaux et de la bourse, elles ont des difficultés à subvenir à leurs besoins .D’autres cherchent des emplois précaires contrairement à certaines qui vendent leur corps pour s’épargner de certains maux » renseigne-t-elle. Et d’ajouter que le CENOU (Centre d’œuvres Universitaires) doit voir et revoir la situation des étudiantes au campus, qui souffrent énormément.
Aux dires de Cheick Sissoko de la FSJP, ces filles se donnent facilement aux hommes pour pouvoir me mettre quelque chose sous les dents. « Pour moi ce n’est pas une façon de faire face aux problèmes. Elles doivent essayer de travailler pour gagner leur pain dignement. Sinon, la prostitution à laquelle, elles s’adonnent peut les nuire » conclue-t-il.
« Je vis depuis trois ans au campus de la FAST. Au début je ne faisais qu’étudier mais depuis un an j’ai rencontrée une amie qui couche avec des étudiants de notre faculté pour de l’argent. Elle m’a ensuite présenté des amis qui venaient me voir dans ma chambre quand mes colocataires étaient absentes. J’ai gagnée de l’argent comme ça et je me suis achetée tout ce qui me manquait » soutient une étudiante en Géographie, qui a préféré rester dans l’anonymat.
Nombreuses sont ces jeunes filles aux campus, qui souffrent beaucoup financièrement pour s’assumer les frais subsidiaires des études. Les parents au village qui n’envoient pas d’argent mais réclament et ne se soucient point des conditions de vie de leurs enfants en ville. Pour cela, ces étudiantes ne voulant pas décevoir leurs parents font le tout pour le tout pour eux. Donc, cela poussent d’autres à vendre leurs corps.
Car elles n’ont pas de travail et les bourses ne couvrent pas tous leurs besoins. C’est le cas d’une étudiante de la FLSL. Qui nous a témoigné en ces termes : « beaucoup de gens pensent que je couche par plaisir, mais ils se trompent. Je n’ai personne sur qui compter. Je me prends entièrement en charge, je suis ici pour étudier comme je ne travaille pas, la seule solution que j’ai trouvée pour pouvoir continuer mes études c’est de me prostituer. Ma famille restée au village me réclame parfois de l’argent. Souvent j’ai du mal à me regarder dans un miroir car j’ai honte de moi-même ».
La prostitution des étudiantes au campus prend de plus en plus de l’ampleur, et nombreuses d’entre elles affirment que c’est par manque de moyens. Donc, si une disposition pouvait-être prise pour les aider un peu et de réduire la prostitution au niveau scolaire, cela pourrait constituer une grande promotion des conditions, à la fois estudiantines et féminines.
Aoua Traoré
Source: Tjikan
Malijet




