Mali: le projet de rétablissement du service national bien accueilli
- Doumma Maiga
- juin 06, 2014
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Le gouvernement malien annonce vouloir rétablir le service national des jeunes. Il n’existait plus depuis la chute du régime militaire de Moussa Traoré, en 1991, il y a plus de vingt ans. « Il apparaît nécessaire de le rétablir », disent donc aujourd’hui les autorités maliennes. Une annonce plutôt bien accueillie par les jeunes de Bamako.
Le service national des jeunes sera relancé sur la base du volontariat pour les garçons et pour les filles de 18 à 35 ans qui souhaiteront s’inscrire. Durée totale, deux ans, dont six mois de formation purement militaire.
Pour Mamourou Mané Sidibé, 25 ans, et Adama Togola, 22 ans, cette initiative arrive au bon moment : « Vu le contexte actuel malien avec les problèmes du Nord, et puis les dysfonctionnements au sein de l'armée même, ce serait une bonne chose pour la jeunesse qu'elle puisse mieux contribuer au développement de l'Etat et aussi à la restructuration de l'armée. Si on nous donne un peu plus d'information, moi-même je serais partant », affirme le premier. « Pour moi, c'est intéressant de mobiliser et former les jeunes pour reconstruire leur pays. Si ça recommence, je serais prêt à m'inscrire », abonde le second.
Au-delà de l’aspect militaire, une formation professionnelle sera dispensée. Les notions de citoyenneté, de civisme et de patriotisme sont également au programme. Et c’est précisément ce qui intéresse Mohamed Touré, 21 ans :
« Depuis quelques années, remarque-t-il, on assiste à une baisse de l'esprit patriotique dans notre pays, parce qu'ici, beaucoup de gens pensent à eux-mêmes avant de penser au pays. Beaucoup disent : l'Etat doit faire ci, l'Etat doit faire ça. Mais il faut savoir aussi qu'on a des devoirs envers l'Etat. C'est ce que beaucoup de Maliens ont tendance à oublier ».
Le service national des jeunes sera mis en place de façon progressive. La première phase devrait débuter courant 2015.
par RFI : www.rfi.fr/afrique/20140606-mali-le-projet-retablissement-service-national-bien-accueilli
Evasion à la maison centrale de Bamako :Des djihadists dans la nature
- Mahamadou SAMASSA
- juin 17, 2014
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Hier soir, les Bamakois n’ont dormi que d’un seul œil. Et pour cause, la maison d’arrêt centrale a été le théâtre d’une évasion inédite dans l’histoire du Mali. Selon les informations collectées sur place, il ressort que plus d’une trentaine de prisonniers ont pris la tangente. Parmi eux, seule une dizaine a pu être capturée dans leur fuite à la suite d’une course poursuite avec les gardes pénitentiaires partis sur leurs traces.
Maison d’arrêt de Bamako
C’est peu avant 16 heures, dans la journée du lundi 16 juin 2014, que les choses se sont bousculées dans l’enceinte de l’établissement pénitentiaire. Les riverains de Bamako-Coura, qui n’en reviennent toujours pas, annoncent avoir entendu des bruits d’armes à feu.
Quelques minutes après, on assiste à une scène inhabituelle à l’entrée de la prison centrale. Un cafouillage ! Et on voit des personnes, d’abord non-identifiées, s’enfuir hors de la prison. Ils sont poursuivis par des gardes pénitentiaires.
Une foule, habituée à un certain ordre à la devanture de la maison d’arrêt centrale de Bamako, s’amasse alors aux alentours. On apprend alors qu’il s’agit de prisonniers s’étant libérés par la force. En effet, certains d’entre eux, notamment le présumé djihadiste Mohamed Ag Alfousseyni, seraient munis d’armes à feu et de gaz lacrymogène. C’est en menaçant les gardes et les autres détenus avec ces armes qu’ils ont réussi leur coup. Selon les témoins, ils auraient tué un prisonnier et un garde carcéral, l’adjudant Kola Sofara, lors de leur périple. Parmi les fugitifs, une dizaine a pu être stoppée par des gardiens de prison dont un qui s’est dévêtu de son uniforme de travail afin de passer incognito dans la foule. On dénombre des blessés graves parmi les capturés. Les autres, parmi lesquels de dangereux présumés djihadistes, se sont volatilisés dans la nature après avoir attaqués des motocyclistes dans la circulation.
A l’heure actuelle nul ne sait vers quelle destination ils se sont dirigés, tant les choses sont allées vite. Le ministère de la justice, par la voix de son secrétaire générale, Bouya Dembelé, confirme la participation du djihadiste Mohamed Ag Alfousseyni et avance que les évadés sont au nombre de 23 personnes. Cette évasion inquiète bon nombre de citoyens, surtout en ces temps d’insécurité galopante dans la capitale malienne. Peu de temps après le forfait, des militaires, des renforts de gardes pénitentiaires ainsi que le ministre de la justice sont arrivés sur les lieux pour s’enquérir de la situation.
La question qui taraude tous les esprits actuellement est de savoir de quelle manière ces prisonniers ont pu se procurer des armes à feu au sein d’un établissement pénitentiaire. Ce qui est sûr, une complicité ou une négligence des gardiens de prison n’est pas à exclure.
Dansira DEMBELE
SOURCE: Le Républicain du 17 juin 2014.
cérémonie des couleurs
- Mahamadou DOUMBIA
- octobre 21, 2013
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Discours pour la cérémonie des couleurs du Mali
Monsieur le directeur général de l’Ecole Polytechnique, Mesdames et messieurs les officiers et sous-officiers, mesdames et messieurs les cadres civils de l’école, chers camarades,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de m’avoir offert cette tribune pour évoquer la fête nationale de mon pays. Mesdames et Messieurs, le Mali a célébré le 22 Septembre dernier le 53e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Cette tribune est donc pour moi l’occasion de rendre un vibrant hommage à toutes ces femmes et à tous ces hommes qui, par leur dévouement et leur sens de l’intérêt collectif, ont ouvert la voie de l’indépendance au Mali en 1960. L’histoire de cette date est intimement liée à celle d’un homme, Feu Modibo Keïta premier président du Mali, celui que Jean Lacouture qualifiait de«statue vivante de l’Afrique ». En effet, Mesdames et Messieurs, à l’initiative de cet homme dévoué à la cause de l’unité africaine, une conférence dite des fédéralistes réunissant le soudan français(actuel Mali), le Sénégal, le Dahomey(actuel bénin) et la Haute Volta(actuel Burkina Faso) se tient à Bamako en 1958. Elle débouchera sur la naissance d’un état fédéral, appelé la fédération du Mali, regroupant les 4 nations le 17 janvier 1959 à Dakar. Mais le Dahomey et la Haute Volta ne tardent pas à se retirer de la fédération. Soudanais et Sénégalais réclament ensuite et obtiennent l’indépendance de la fédération du Mali. La proclamation solennelle est faite par Léopord Sédar Senghor le 20 juin 1960. Cependant deux mois, plus tard des conflits idéologiques auront le dessus sur cette première tentative d’intégration africaine et aboutiront à l’éclatement de la fédération du Mali le 20 Août 1960. A partir de ce moment, le Soudan Français est obligé de faire chemin tout seul et Modibo Keïta proclamera solennellement son indépendance le 22 septembre 1960 sous le nom de la république du Mali. Le 28 septembre 1960, le Mali est admis avec le soutien de son ancien colonisateur, la France, à l’Organisation des Nations Unies. Voilà Mesdames et Messieurs l’historique de cette date marquant la naissance de la république du Mali. Convaincu que le salut du continent noir passe nécessairement par l’unité, le jeune état continue son combat pour le panafricanisme et une preuve irréfutable de cette volonté est l’article 117 de la première constitution de la république du Mali, je cite « La République du Mali peut conclure avec tout état africain des accords d'association ou de communauté impliquant un abandon total ou partiel de souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine. ». Le Mali est aujourd’hui membre de la communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de l’union africaine (UA).
Mesdames et Messieurs, une nouvelle page des relations franco-maliennes vient de s’ouvrir. En effet nous sommes le 11 janvier 2013 ; les trois régions du nord du pays sont contrôlées par des groupes armées et terroristes. Cette occupation se caractérise par une application stricte de la charia avec son corollaire de bras coupés, de femmes et jeunes flagellés en public, de destruction de sites touristiques dont une partie est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’existence même du pays est menacée. C’est en ce moment que sur demande des autorités maliennes, la France, dans un élan de solidarité et de défense des droits de l’homme, lance l’opération « serval » permettant ainsi au Mali de recouvrer son intégrité territoriale et de revenir à une vie constitutionnelle normale par l’organisation d’élections libres et transparentes. J’aimerais naturellement rendre un hommage mérité à l’armée française et à tous ces officiers et sous-officiers français qui ont payé de leur vie, cette lutte pour les droits de l’homme et contre l’obscurantisme. Je m’incline ici devant la mémoire du Lieutenant Damien Boiteux, du sergent-chef Harold Vormezeele, du caporal Cédric Charenton, du brigadier-chef Wilfried Pingaud, du caporal Alexandre Van Dooren, du caporal-chef Stéphane Duval et du brigadier-chef Marc Martin-Vallet. Je souhaite aussi un prompt rétablissement au sous-officier grièvement blessé il y a à peine une semaine.
Je voudrais remercier la France pour cette marque de solidarité, dont la tribune qui m’est offerte aujourd’hui en est également une illustration. Elle confirme une fois de plus son statut de pays des droits de l’homme. Cet esprit de solidarité et de défense des droits de l’homme est un dénominateur commun des peuples du Mali et de la France ; en effet les maliens aussi accordent une importance capitale à ces deux concepts, en atteste la proclamation depuis le 13e siècle des chartes de Kouroukan Fouga inscrites depuis 2009 au patrimoine immatérielle de l’humanité et considérées comme l’une des plus anciennes références concernant les droits de l’homme. Je remercie aussi le Tchad et tous les pays africains dont les troupes constituent aujourd’hui la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilité au Mali (MINUSMA).
Pour conclure, mesdames et messieurs je voudrais dire à chacun de vous un grand merci pour votre présence ici ce matin. Un homme du pays de la diatiguiya (hospitalité en bambara) ne peut rester indifférent à ce sens de l’hospitalité dont vous faites preuve.
Je vous remercie.
Palaiseau, le 22 Octobre 2013
Inscription
- Karounga Amara Keita
- juin 13, 2014
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Bonjour CPDiens et CPDiennes
Nous sommes à la fin de l'année scolaire et les inscriptions pour la suivante sont proches. C'est pourquoi nous (promo 2011) pensons que c'est nécessaire de parler des frais d'inscription (+assurance et allocation de premier équipement).
Ce que les boursiers reçoivent en début d'année est nettement inférieur à ce qui est payé:
* (A la Fac UJF) en 2011-2012: 533 contre 603 euro ( allocation de premier équipement non incluse dans les 603)
*(A la Fac UJF) en 2012-2013 et 2013-2014: 411 contre 603 euro ( allocation de premier équipement non incluse dans les 603)
Les dépenses (Assurance+inscription) dans les écoles sont nettement supérieures à celles de la FAC (certaines allant à plus de 2000 euros). C'est pourquoi nous estimons indispensable de dire au Mali d'augmenter les frais d'inscription reçus. Il peut éventuellement donner à chacun la somme exacte de ses frais d'inscription mais la prise en charge de ces frais par le Mali est une question de survie.
Les lignes ci-dessus ne sont pas des réalités vécues par les boursier français. Mais étant membres d'un même programme et de la CPD, tous les bousiers doivent s'unir pour effectuer les réclamations ensemble. Cela donnera plus de crédibilité à nos réclamations et plus de force à la CPD.
Toutes les idées sont les bienvenues.
A vous!!!!
La Recherche de Logement, petite piqûre de rappel.
- Fatoumata Kida
- avril 06, 2015
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RECHERCHE DE LOGEMENT : petite piqûre de rappel
On ne va pas rappeler que trouver un logement devient de plus en plus difficile, en raison notamment de bailleurs un peu plus méfiants.
Les craintes des bailleurs peuvent se résumer dans les deux cas de figure suivants :
- ardoise laissée par le locataire;
- difficulté à faire expulser un locataire insolvable.
Comme chacun le sait, en cas d’impayés, le locataire dispose d’un délai de 2 mois, accordés par le juge après la notification du bailleur, à défaut, il faut une action en justice pour faire constater la résiliation du bail, puis l’intervention d’un huissier. Il y a également l’interdiction d’expulsion pendant la période hivernale (Jusqu’en Mars).
Pour se prémunir contre de telles situations, les propriétaires posent des conditions de location de plus en plus contraignantes, voire difficiles à remplir. Exemple: en prévention des loyers impayés beaucoup de bailleurs souscrivent des garanties auprès des assurances, qui à leur tour ont leurs exigences, entre autres que le locataire ait un revenu jusqu’à 3 fois et demi supérieur au loyer ; pour un F2 à Montpellier de 500 euros il faut que le candidat à la location ait un CDI et gagne au moins 1800 euros pour être accepté par le bailleur et pour que son dossier passe auprès des assurances.
Pour les étudiants il faut obligatoirement un garant.
Face à de tels obstacles, voici quelques informations qui peuvent être utiles.
Les limites aux informations demandées par les propriétaires.
Avant la signature du bail, le bailleur ou les agences, pour s’assurer de la solvabilité des candidats à la location, peut demander un nombre de documents prouvant la stabilité et la solidité du dossier du candidat.
Mais le bailleur ne peut pas demander tout et n’importe quoi.
En effet, la Loi ALUR prévoit une liste limitative des pièces demandées par le bailleur au locataire, c'est-à-dire qu’en dehors de ces pièces, le propriétaire n’a pas le droit de demander d’autres documents ou informations au locataire ; et si c’était le cas, ce dernier est tout à fait libre de refuser de fournir des pièces supplémentaires.
Parmi les pièces qui peuvent vous être demandées, il y a :
- les documents justifiant de l’identité du locataire
- le contrat de travail
- les bulletins de salaire
- l’avis d’imposition
- le relevé d’identité bancaire.
En dehors de ces documents le locataire est libre de refuser de communiquer tout autre document, notamment des informations sur la situation bancaire (relevés bancaires ou attestation bancaire), justification de bonne tenue de compte bancaire, des informations sur la sécurité sociale ou sur le statut matrimonial etc.
Bien entendu, si l’on veut mettre toutes les chances de son coté, il est préférable d’avoir un dossier bien monté afin de rassurer le bailleur de la stabilité de sa situation ; on est libre de fournir tout justificatif attestant par exemple que vous avez toujours été un bon payeur (attestation de l’ancien bailleur prouvant que les loyers ont toujours été à jour).
Comment et quand payer les frais d’agence ?
Lorsqu’on fait recours à une agence immobilière pour la vente ou la location d’un logement, on doit payer des frais d’agence.
Avant, ces frais n’étaient pas encadrés par la loi, ce qui donnait lieu à un certain nombre de dérives de la part des agences qui facturaient souvent des sommes exorbitantes pour leurs services.
Sont normalement facturés au locataire : les frais de visite du logement, la rédaction du contrat de bail, la constitution des dossiers et la mise en place de l’état des lieux.
Depuis le 15 septembre 2014 seuls les frais liés à la visite du logement, la constitution du dossier locataire et la rédaction du bail sont facturés au locataire.
Depuis cette même date, il y a un plafonnement réglementaire de prix TTC par mètre carré de surface habitable.
Le plafonnement du tarif applicable au locataire varie en fonction de la zone géographique : pour l’Agglomération de Montpellier, c’est 10£ par mètre carré.
Ces frais sont dus une seule fois et ne peuvent être réclamés lors du renouvellement du bail.
Quand payer les frais d’agence ?
Les frais d’agence ne sont payés qu’à la signature du bail et pas avant.
Il est maintenant courant de voir des agences qui réclament le paiement de leurs frais avant la signature du bail, ou pour livrer le contact des bailleurs. Ce sont des marchands de liste et ceci n’est pas légal.
KIDA Fatoumata
Juriste en Droit des Affaires.
Master 2 PRO Droit Comparé des Affaires.




